L’association « Le REPLIC »

Le REPLIC est une association de Loi 1901 qui accompagne les jeunes chercheurs en Sciences de l’Information et de la Communication de l’Université Bordeaux 3 de l’inscription en thèse à l’insertion professionnelle.

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Historique : Créé en 2003 sous l’impulsion de Benoît Cordelier, Karine Turcin, Stanislas Meda et Norbert Ouendji, le REPLIC visait à fédérer une promotion de DEA en Sciences de l’Information et de la Communication de l’Université de Bordeaux 3 caractérisée par une très grande diversité. Elle était le lien entre des futurs chercheurs qui totalisaient près de 17 nationalités.
Tombée en désuétude, l’association REPLIC a finalement été reprise en 2009 à l’initiative de Mélanie Bourdaa et Laetitia Biscarrat. Elle a dès lors ciblé principalement les doctorants et docteurs de l’équipe d’accueil MICA.

Bureau : Élu lors de l’Assemblée Générale du 25 octobre 2012, le Bureau du REPLIC se compose de :
Clément Dussarps, ingénieur d’études Aquil@bs et doctorant en Sciences de l’Information et de la Communication au MICA en qualité de Président ;
Marie-Julie Catoir-Brisson, docteure qualifiée en Sciences de l’Information et de la Communication, membre associée au MICA en qualité de Trésorière ;
Laetitia Biscarrat, docteure en Sciences de l’Information et de la Communication, membre associée au MICA en qualité de Secrétaire.

Objectifs : Au terme de l’année universitaire 2011/2012, le REPLIC a défini plusieurs objectifs. Ses trois orientations soient représenter, informer et transmettre des savoirs sont maintenues. En termes de visibilité et d’amélioration des outils de veille informationnelle, un grand chantier est d’ores et déjà engagé puisque le blog a émigré vers un site internet. Cette conversion permet d’améliorer le référencement du REPLIC, de moderniser les outils de veille mais aussi la lettre d’information mensuelle. Cette dernière est maintenue car elle fait l’objet de retours positifs réguliers. La collaboration avec AQUIDOC est également pérennisée.

Un réseau d’accompagnement des jeunes chercheurs en Sciences de l’Information-Communication : Le REPLIC répond à plusieurs besoins qui jalonnent le parcours de thèse. L’association fédère les jeunes chercheurs et constitue un interlocuteur réceptif pour toutes les questions pratiques que se posent les apprentis-chercheurs. Les formations témoignent quant à elles du souci de formation et de professionnalisation des doctorants. Elles s’inscrivent en complément des modules proposés par l’École Doctorale Montaigne-Humanités et ciblent spécifiquement la section 71.Enfin, le travail de veille effectué par l’association permet de se tenir informé de l’actualité de la vie universitaire. L’association REPLIC est un outil au service de ses adhérents. Elle leur confère de la visibilité, les informe et contribue à leur formation.

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Stratégies numériques des sites culturels et récréatifs

Stratégies numériques des sites culturels et récréatifs  p 33-35

Article de la revue « Espaces tourisme & loisirs : revue mensuelle de réflexion du tourisme et des loisirs »

n° 300, Février 2012

Ce numéro est disponible en consultation sur place à l’Infothèque Isic. (Salle E 101)

La bibliothèque IATU et la bibliothèque de l’IUT Bordeaux 3 sont actuellement abonnées à cette revue sous forme papier et Bordeaux  3 sous forme électronique. (voir sur Babord +)

Extrait de l’étude : Prospectives du m-tourisme, réalisée pour la DGCis (Direction Générale de la Compétitivité, de l’industrie et des services) dans le cadre du Pipame (Pôle Interministériel de Prospective et d’Anticipation des Mutations Economiques) par Idate et Horwarth HTL/Kanopée, nov.2011, 185 p.

Etude complète sur www.industrie.gouv.fr/p3e/etudes-prospectives/m-tourisme

Depuis l’avènement d’Internet, du Web 2.0, du wifi et des réseaux sociaux, les Hommes sont de plus en plus connectés au monde de l’information, de la communication et plus encore des télécommunications.

Ce phénomène apparait à la fois dans la vie privée mais aussi dans la vie professionnelle. Nombreux sont les cadres qui disposent de Smartphones et de tablettes tactiles (à la IPad). Ces objets deviennent un outil essentiel dans et pour leur vie. Si les stratégies numériques sont intégrées dans des Entreprises telles que les groupes audiovisuels, les technologies numériques font aussi leur apparition dans les stratégies globales de sites culturels et récréatifs.

L’innovation numérique des institutions culturelles, muséales et patrimoniales s’inscrit à la fois dans la mise en œuvre de nouvelles politiques d’accueil des publics (petits et grands), de nouvelles politiques de médiation et de communication mais aussi dans la rénovation des institutions elles-mêmes et de leurs expositions temporaires ou durables.

Ainsi, l’intégration des technologies numériques se déploie à plusieurs niveaux.
Tout d’abord, dans les fonctions externes des sites : les services mobiles viennent en soutien de la promotion des offres culturelles et touristiques, pour les réservations, la billetterie, les abonnements, la diffusion de ressources documentaires sur les collections récentes. Puis pour ce qui est des fonctions internes, la numérisation des archives et des collections, ainsi que l’intranet vont permettre une visibilité sur le site web officiel et les sites spécifiques associés, l’ouverture de catalogues en ligne, la mise en place de dispositifs multimédias (tels que les bornes interactives, les écrans panoramiques ou les audioguides qui existent dans certains musées, aquariums par exemple).

De nos jours, il est rare de trouver un musée, un cinéma, ou encore un aquarium, un zoo ou tout autre site culturel, récréatif ou de loisirs qui n’ait pas de site internet. Le site internet est la façade de tout lieu culturel ou récréatif avant une visite : on s’y renseigne concrètement avant d’aller visiter.

Avec l’apparition de l’Iphone et des Smartphones en général mais aussi des tablettes numériques, de nombreuses applications sont disponibles pour se renseigner sur un lieu culturel avant de s’y rendre. Toutefois, les applications téléchargeables actuelles sont encore limitées quant à la localisation GPS de telle ou telle collection au musée par exemple. De plus, les contenus multimédias sont encore longs à télécharger. Cependant, il convient de noter la valeur ajoutée apportée par certaines applications spécialistes telles que CultureClic, OMusée, Musetrek, Zevisit, Mobexplore, qui se focalisent sur les thématiques que sont les musées, les châteaux, itinéraires de promenade et mettent en avant les contenus eux-mêmes.

Cet extrait nous donne un éclairage prospectif et positif sur la manière dont sont mise en œuvre les stratégies numériques des sites culturels et récréatifs.

Article rédigé par Kelly Samuel, monitrice étudiante de l’Infothèque Isic

« Les AGITES de la COMMUNICATION » 1er numéro de la revue du Master « Communication & générations » de l’Isic

A tous les férus de communication et les acolytes de l’ISIC ! Voici une nouvelle revue qui devrait vous intéresser. Je me fais le messager pour vous présenter rapidement «Les ÂGITÉS de la COMMUNICATION. La revue du master communication & générations »

Cette revue élaborée par les étudiants de Master de la filière Communication & Générations, est dirigée par Agnès PECOLO, enseignant-chercheur et responsable de ce master.

La publication des «Âgités de la Communication» est issue d’une étroite collaboration entre les étudiants du parcours et leurs enseignant-chercheurs ainsi que les différents intervenants. L’idée semble être venue –après lecture de ma part de ce premier tirage- d’une réelle volonté de la part des «Comm’ & géné» de se faire connaître des autres étudiants de l’ISIC mais aussi des autres étudiants de l’Université de Bordeaux 3. A la lecture des deux portraits d’anciens du parcours Communication & Générations, il est clairement évoqué que «l’élément important à retenir est que ce Master est le seul du genre en France»[1]. N’hésitez-donc pas à feuilleter cette nouvelle revue si vous êtes intéressés par la communication, les rapports générationnels et le marketing qui cible différentes tranche d’âges : enfants, adolescents, adultes et seniors.

La revue met en avant diverses rubriques : des brèves sur les générations, l’actualité médias, des pages sur la formation elle-même (culture professionnelle, stages, exemples de mémoires, des témoignages d’anciens étudiants) et la vie étudiante au sein du parcours avec les associations.

Le premier numéro de la revue est sorti en Janvier 2012 et est disponible à l’Infothèque ISIC.

Article rédigé par Kelly Samuel, monitrice étudiante de l’Infothèque Isic.


[1] Gilles BRUN dans son entretien sur le Master Communication & Générations, Les Âgités de la Communication, Revue du master Communication & Générations, n°1, Janvier 2012, Bordeaux

Le choc des générations ?


Le débat sur les retraites au sein de la société française est ancré dans un phénomène plus large, je dirais même mondial : les Hommes vivent plus vieux et plus longtemps. Ce dossier sur « le défi du vieillissement » devrait intéresser les étudiants des parcours du Master Communication et Générations.

Des enjeux économiques majeurs sont fortement liés à l’allongement de l’espérance de vie dans le monde industrialisé. C’est le cas des questions liées à l’emploi, aux retraites ou encore à la dépendance des personnes âgées. A quoi se rapporte ce processus de vieillissement toujours plus important ?

Selon plusieurs études d’historiens, biologistes mais surtout de démographes tels que Jacques VALLIN et France MESLÉ[1],  cet accroissement de l’espérance de vie s’est effectué par étapes entre la fin du XVIIIème siècle et les années 2000. Ainsi, le premier palier est atteint grâce au vaccin contre la variole élaboré par le Docteur Edward Jenner à la fin du XVIIIème siècle et au progrès agricoles qui ont permis de mieux nourrir les populations. Le deuxième palier, qui a fait gagner une espérance de vie de 4 mois/an s’étend jusqu’au milieu du XXème siècle en 1960, lorsque la révolution pasteurienne, l’apparition des antibiotiques et l’avènement de la Sécurité Sociale permettent de nombreux progrès sociaux.  La révolution cardiovasculaire est la troisième étape de ce processus, dans les années 1970, lorsque les innovations médicales et chirurgicales sont sur le devant de la scène des progrès techniques liés à une meilleure hygiène de vie. Enfin, et nous sommes en plein dans cette période, celle où l’attention portée quotidiennement à notre santé et à l’accompagnement des personnes âgées et très âgée permet d’accroître encore l’espérance de vie. En somme, l’accès à de meilleures conditions de vie et à la médecine ont fait pencher la balance vers une vie plus longue. Toutefois, ce vieillissement est un réel défi pour la population mondiale.

En effet, d’ici 2030 l’humanité pourrait atteindre le nombre de 10,1 milliards d’habitants sur Terre avant de retomber en 2050 à environ 9 milliards d’habitants. Ce sont des effets, lourds de conséquences pour les générations actuelles mais aussi et surtout pour celles à venir. Les chiffres alarmants du chômage qui ne cesse de progresser en France depuis 2009, l’amorce du débat sur les retraites qui chaque année est remis sur table, l’inactivité de certains « seniors », les inégalités qui existent entre jeunes et personnes âgées, la prise en charge de ces personnes âgées à domicile ou en maison de retraite sont des questions qui sont engendrées par ce vieillissement toujours plus conséquent de la population des pays industrialisés depuis les années 1990.

Les inégalités entre jeunes et personnes âgées se sont renforcées voire creusées au cours des dernières décennies, et ceci au détriment des jeunes si l’on en croit Louis CHAUVEL[2]. Si l’on prend l’exemple de la recherche d’emploi : un jeune diplômé reste plus apprécié que le profil de 55-60 ans en reconversion. Toutefois, les jeunes sont davantage touchés par la pauvreté que les plus âgés. Néanmoins, si l’on se repose sur Christian BAUDELOT[3], « la guerre des générations n’aura pas lieu » car les générations sont solidaires et il ne faut pas négliger cet aspect. En effet, certains ont quelques fois souscrit des prêts, mais d’autres sont aidés par leurs familles, leurs grands-parents…Ainsi, on peut conclure que, les inégalités sont plus souvent d’ordre social qu’intergénérationnel et ceci par le revenu, le patrimoine, le niveau de qualification ou l’expérience.

L’auteur de ce dossier, Justine CANONNE, voit dans ce processus de vieillissement « une chance pour l’individu » de vivre plus longtemps mais « un fardeau pour la société » qui se doit de penser autrement au bien être de l’humanité depuis que l’espérance de vie s’est allongée. Et cette nouvelle façon de penser passe par des réformes : retraites, lois et aides liées à la dépendance des personnes âgées. Son entretien avec Pierre-Henri TAVOILLOT[4], philosophe et enseignant à l’université Paris-IV, sur le droit à une seconde vie (entendons pour les personnes âgées) mérite de s’attarder sur une lecture de ce dossier.

Le défi du vieillissement ?, Justine CANONNE, Sciences Humaines, n°232, décembre 2011

Article rédigé par Kelly Samuel, monitrice étudiante de l’Infothèque Isic


[1] Jacques VALLIN et France MESLÉ, « Espérance de vie : peut-on gagner trois mois par an indéfiniment ? », Population et sociétés, n°473, décembre 2010

[2] Louis CHAUVEL, Le Destin des générations. Structure sociale et cohortes en France du XXème siècle aux années 2010, PUF, 2010

[3] Christian BAUDELOT (entretien avec), « La guerre des générations n’aura pas lieu », Sciences Humaines, n°108, août-septembre 2000

[4] Auteur, avec Éric DESCHAVANNE, de Philosophie des âges de vie, Grasset, 2007

Le « Serious Game », un outil au profit de la formation et de la communication


 J’ai profité de ce dossier lié au « serious gaming » au sein d’une Entreprise, en l’occurrence un hôpital, pour revenir sur ce concept.

Un jeu sérieux (de l’anglais serious game) est d’après la définition proposée en 2006 par Julian Alvarez et Olivier Rampnoux[1], un logiciel qui combine une intention sérieuse, de type pédagogique, informative, communicationnelle, marketing, idéologique ou d’entraînement avec des dynamiques ludiques. La vocation d’un serious game est donc de rendre attrayante la dimension sérieuse par une forme, une interaction, des règles et éventuellement des objectifs ludiques. Il est très souvent rapproché du jeu vidéo tel que nous le connaissons usuellement.

Dans cet article de Ghislaine CHABERT, Céline DESMARAIS et Jacques IBANEZ BUENO, tous trois issus de l’Université de Savoie, la recherche sur les usages du  « Serious gaming » est mise à disposition de cadres de la fonction hospitalière afin de « former les évaluateurs aux aspects communicationnels de l’évaluation ». Ainsi, la formation aux outils est très souvent préalable et indispensable à la bonne mise en œuvre d’outils tels que le serious game. Et ceci à tel point que les formations aux différentes démarches d’évaluation prennent elles-mêmes autant d’importance que les outils qui y sont appliqués.

Les objectifs d’évaluation professionnelle pour ces cadres du milieu hospitalier sont de trois ordres :

1)     Faire remonter une information objective sur les comportements et/ou les performances d’un agent pouvant constituer une base pour les décisions liées aux carrières et aux rémunérations

2)    Créer une communication privilégiée, et ceci au sein des différents services, centrée sur les problèmes de l’année, les attentes des managers et celles des salariés vis-à-vis du travail attendu

3)    Orienter la motivation des agents afin qu’elle aboutisse à un management par objectifs et au pilotage par la performance.

Dès lors, le serious game apparaît comme dispositif de formation à l’évaluation. Les auteurs définissent son utilisation comme telle : « L’utilisation d’un « serious game » ou jeu sérieux, en empruntant aux modalités du jeu vidéo, est un outil permettant d’apporter une aide aux évaluateurs dans les dimensions communicationnelles de l’exercice ». Cet outil peut-être vu comme un outil de e-learning.

A travers cette expérience faite avec cet outil e-learning, les auteurs ont démontré que le « serious  game » confirme l’aspect sympathique et de connivence aboutissant tout de même à une formation des cadre de santé pour l’évaluation des employés qu’ils managent, grâce à la dimension ludique qui se dégage de cette modalité, assimilé à un jeu vidéo.

Les 5 catégories de « serious games » proposées par les deux universitaires Julian Alvarez et Olivier Rampnoux se déclinent ainsi :

1)     Tout d’abord les « advergaming » qui se destinent principalement à la publicité

2)    Puis les « edutainment » qui ont une vocation éducative

3)    Les « edumarket games » qui pourraient se traduire littéralement par : jeu dont l’intention est d’éduquer sur un type de marché. Ils s’inscrivent donc dans le registre des outils dédiés à la stratégie de communication en s’appuyant sur les ressorts du jeu vidéo

4)    Les « jeux engagés » ont pour objectif de détourner soit les règles classiques des jeux vidéo, soit les graphismes de titres connus, soit les règles et les graphismes de ces jeux connus. Souvent, ces jeux engagés dénoncent de façon directe des problèmes d’ordre politique ou géopolitique.

5)    Enfin, les « jeux d’entraînement et simulation » qui ont pour vocation de permettre à l’utilisateur de s’entraîner à exécuter tâche ou manœuvre mais aussi d’étudier un phénomène s’inspirant du réel qui a été reproduit dans un environnement virtuel.

Avec cette classification, nous pouvons rapprocher l’étude menée par Ghislaine CHABERT, Céline DESMARAIS et Jacques IBANEZ BUENO, d’un serious game de type edumarket game, où l’outil est dédié à la stratégie de communication de l’univers hospitalier en s’appuyant sur les ressorts du jeu vidéo.

Des cadres de santé « jouent » à évaluer. Le « Serious gaming » pour appréhender l’évaluation ? Revue Communication & Organisation, Décembre 2010, n°38, PUB, Bordeaux

article rédigé par Kelly Samuel, monitrice étudiante de l’Infothèque Isic


[1] Julian Alvarez est Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication, Chercheur associé au laboratoire CIREL – Trigone (Université de Lille) et Chercheur TIC/TICE (Serious game) à Ludoscience

Olivier Rampnoux est Enseignant-Chercheur au Centre Européen des Produits de l’Enfant (Laboratoire CEREGE à Angoulême). Ils ont tout deux publiés de nombreux travaux sur les Serious Games  http://www.ludoscience.com/FR/1-Accueil.html

Focus sur l’article « 500 Agences & Médias » de la revue Stratégies n° 1653 (03/11/2011) !


Vous avez envie de connaître le classement et les différentes données économiques et financières des grandes agences liées aux médias, à la publicité ou encore aux relations publiques en France ? Ce numéro de Stratégies est pour vous !

En effet, ces articles, associant Alain Delcayre et Amaury de Rochegonde, reprennent dans un dossier complet les principales références des 500 Agences et Médias en concurrence dans le domaine de l’audiovisuel, du numérique, et plus globalement des médias en France. Ainsi, sont référencés leur CA (Chiffre d’Affaires en milliers €), leur évolution en pourcentage entre 2009 et 2010, leur résultat net (là aussi en milliers €) et leur effectif global pour l’année 2010.

Les auteurs ont souhaité faire la différence entre les agences qui sont de concepts assez hétérogènes et les médias qui eux sont essentiellement axés sur l’audiovisuel et la presse. Agences et médias y sont alors classés sur une base décroissante du chiffre d’affaires. Toutefois les secteurs d’activités apparaissent divers et variés.

Concernant les agences, les secteurs d’activités privilégiés sont :
–         La communication
–         L’événementiel
–         Le marketing des services
–         La publicité
–         Le marketing opérationnel
–         Le conseil auprès des médias qui s’apparente au marketing relationnel
–         Les relations publiques

Après une période difficile entre 2009 et 2010 depuis la crise économique, l’embellie semble être pour l’année 2011. Ainsi, parmi les 20 premières sociétés classées, seule deux agences affichent un recul de leur activité en 2010. En excluant, les grands groupes multidisciplinaires que sont Publicis et Havas, on remarque une bonne position des sociétés-conseils en marketing services qui occupent 6 des 20 premiers rangs établis dans ce dossier de Stratégies.

Pour ce qui est des médias, il convient de retenir sept secteurs d’activités prédominants. D’une part, ceux liés à l’audiovisuel pur tels que la télévision, le pluri média (l’enseigne utilise plusieurs médias coordonnés), l’internet et d’autre part la radio, la presse, la régie, la publicité extérieure. La première place de ce classement revient au Groupe Canal +, et on remarquera que les intérêts de grands groupes familiaux, étrangers ou bancaires tiennent en haut de ce tableau.

Voici un récapitulatif concis des 10 premières agences classées :

Rang

Société

Actionnaire de référence

Secteur d’activité

CA

Evolution 09/10

Résultat net

Effectif

1

Publicis Groupe

Groupe de Communication (Siège)

5 418 000

31,3

551 000

2

2

Teleperformance

Mareting téléphonique

2 067 572

11,9

74 341

114 772

3

Havas

Groupe de Communication

1 558 000

8,1

115 000

91

4

GL Events

Polygone

Événementiel (Siège)

736 543

26,7

26 354

7

DDB Groupe France

Omnicom

Groupe de Communication

546 894

NC

NC

29

5

Altavia

Marketing Services

517 495

6,4

3 969

21

Gutenberg Networks

DDB (Omnicom)

Édition publicitaire

287 032

NC

4 687

20

6

Publicis Conseil

Publicis Groupe

Publicité

233 216

13,5

17 036

389

7

Altavia Paris

Altavia

Marketing Services

231 726

15,6

2 768

140

Isobar

Aegis Media France

Digital

190 237

NC

8 090

224

Arvato

Marketing Services

184 748

11,8

10 607

1 000

8

High Co

Marketing Services

141 650

5,8

8 151

44

9

McCann-Erikson Paris

Interpublic

Publicité

131 243

11

5 584

151

10

Publicis Système-Hopscotch

Événementiel / Relation publics

128 757

– 5,4

1 296

215

NC = non communiqué

Retrouvez ici les 10 premiers médias classés en France par rapport à leur chiffre d’affaires :

Rang

Société

Actionnaire de référence

Secteur d’activité

CA

Evolution 09/10

Résultat net

Effectif

1

Groupe Canal +

Vivendi

Télévision (Siège)

4 712 000

NS

NC

819

France Télévisions

État

Télévision

3 016 000

NS

19 000

10 212

2

TF1

Bouygues

Télévision

2 622 000

10,9

229 000

1 604

JCDecaux

JCDecaux Holding

Publicité extérieure (Siège)

1 918 000

NS

69 000

5

3

TF1 Publicité

TF1

Régie

1 705 684

8,7

16 385

280

4

M6

RTL Group (Bertelsmann)

Télévision

1 462 000

14,8

157 000

698

5

Pages Jaunes

Fonds KKR

Régie

1 057 278

-4

319 470

3 536

6

Hachette Filipacchi Associés

Lagardère

Presse

681 584

6

2 220

1 458

7

Radio France

État

Radio

680 000

NC

NC

4 300

Les Éditions Ph. Amaury

Famille Amaury

Presse (Siège)

658 885

NS

35 782

22

8

JCDecaux

JCDecaux Holding

Régie

594 000

-16,3

211 000

2 555

9

Spir Communication

Sipa-Sofi-Ouest

Presse (Siège)

539 209

-6,6

119 674

1

10

France Télévisions Publicité

État

Régie

522 153

13,4

20 477

227

NC = non communiqué

NS = non significatif

Sources : Stratégies n° 1653

« La communication interne des entreprises »

Nouvelles acquisitions à l’Infothèque Isic!

Des articles seront rédigés tous les mois afin de proposer des résumés de nouveaux ouvrages ou nouvelles revues disponibles à l’Infothèque. En espérant que ces news vous permettent de vous tenir au courant des collections Isic ou de les découvrir.

« La communication interne des entreprises », Nicole d’Almeida, Thierry Libaert, 6e édition, Paris, Dunod, 2010.

Ce petit ouvrage sur la communication interne des entreprises pose le postulat de l’absence d’autonomie de la communication interne. En effet, à travers les thèmes abordés, il démontre que la communication interne est le résultat de la relation entre communication externe et management et politique de ressources humaines.

Le rôle et la place de la communication interne au sein des entreprises, les outils qui sont mis à sa disposition ainsi que son audit et son plan sont les principaux points qui ressortent de ce topo, définissant les objectifs, les outils et la stratégie de communication des entreprises de manière générale.

C’est un document pratique par son format tout en étant précis par sa théorie. Les enjeux actuels de la communication interne des entreprises y sont évoqués de façon claire et simple, permettant une compréhension, même pour les non-avertis aux sciences de l’information et de la communication.

Kelly Samuel, monitrice étudiante à l’Infothèque Isic

Soigner grâce au virtuel et au numérique, une utopie ?

Soigner grâce au virtuel et au numérique, une utopie ? Plus vraiment… En effet, le pédopsychiatre le Dr Xavier POMMEREAU a élaboré une thérapie  à destination d’adolescents souffrants de troubles comportementaux ou alimentaires. Même si elle s’avère être encore à l’essai, il semble qu’elle soit déjà très efficace et révolutionnaire. Ainsi, le Pôle Aquitain des Adolescents, rattaché au CHU Pellegrinde Bordeaux est depuis 6 mois environ le laboratoire de cette nouvelle technique, la création de doubles numériques appelés « avatars ».

Face à une efficacité limitée -en temps et en résultats- des entretiens psychologiques traditionnels que le Dr Pommereau déplorait, le thérapeute a eu l’idée de mettre le numérique au service de la pédopsychiatrie afin que les ados soient enclins, de manière plus systématique, à évoquer ce qu’ils ressentent. Même si cette pratique peut-être qualifiée de prototype, les avancées sont flagrantes : d’une méthode qui visait à représenter ses émotions par le dessin, la peinture, la sculpture ou encore le modelage, l’idée d’une représentation autre, plus proche des centres d’intérêts des adolescents est apparue. Le jeu des Sims, alors connu pour son aspect inventif et de modélisation de la vie d’un individu dont on doit s’occuper –un peu comme le Tamagotchi au début des années 1990- permet au Docteur d’avoir une idée précise de la méthode d’autoreprésentation qui serait adaptée à la situation de ces jeunes. C’est la naissance des « avatars numériques », à visée thérapeutique.

Ce double virtuel qui est élaboré par le jeune patient lui-même sert de miroir, moins cruel que le monde réel auquel il appartient. Il peut lui donner l’allure qu’il désire, jeune, gros, maigre, cheveux bonds ou châtains etc… L’apparence est très souvent le reflet de ce qu’ils sont et qu’ils n’acceptent pas ou plus ou encore ce qu’ils auraient aimé être en dehors de la thérapie.

Ainsi, l’avatar devient un écran de projection pour l’adolescent, il permet au Dr et à l’équipe soignante de voir et d’évaluer la souffrance et le mal-être de celui-ci, d’avoir accès à des pensées latentes sans pour autant que l’adolescent mette sa propre vie en danger.

Selon le Dr Pommereau, « l’avatar est un support à haute valeur métaphorique. Il libère la parole ». Cette découverte qui peut-être amenée à révolutionner l’étude et les soins des troubles comportementaux et alimentaires pourraient aussi s’adapter à d’autres types de troubles. Pour arriver à des solutions en matière de psychologie, il faut s’adapter à la personne, au groupe qui pose problème. Les jeunes de 12-25 ans font partis d’une génération qui est née et qui grandit dans l’ère du numérique. Mettre ses sciences numériques ainsi que l’aspect ludique au service du développement d’une méthode de soins reste une entreprise inédite qui requiert à la fois une technologie à la pointe des tendances mais aussi un suivi constant des patients du Pôle. A l’heure où le numérique, qui est l’association de l’image et de la communication, tient une grande place dans notre quotidien, il semblait irréfutable que la thérapie par le numérique ferait son apparition pour atténuer certains troubles durant ce XXIème siècle.

Le numérique est déjà implanté en médecine dans l’imagerie médicale, la radiographie, l’échographie, l’ECG par exemple. Dès lors, on se rend compte que c’est une entité qui est présente dans toutes les sphères de notre quotidien et ceci depuis le XXème siècle. Il est indéniable que la médecine fait preuve d’avancées notoires dans de nombreux domaines : fécondation in-vitro, naissance, diabétologie, cancérologie, soins palliatifs etc.… essentiellement grâce au domaine de l’information et de la communication numérique. Alors pourquoi pas dans les soins liés à la psychologie en révolutionnant dans un premier temps le tristement célèbre entretien traditionnel du patient sur le divan du thérapeute une, deux voire trois fois par semaine ? C’est l’innovation à laquelle s’essayent le Dr Pommereau et son équipe ainsi que les jeunes qu’il suit au sein du Pôle Aquitain des Adolescents à Bordeaux. Un moyen pour lui de réduire le nombre conséquent et déplorable de suicides de jeunes de 14 à 25 ans qui est en constante augmentation chaque année et qui reflète le mal-être de nombreux adolescents…malheureusement, ce reflet apparaît bien souvent trop tard et est trop souvent fatal.

Dernier mot avant de clore ce petit papier, le livre du Dr Pommereau intitulé, Nos ados.com : des pistes pour les suivre, est disponible aux éditions Odile Jacob depuis le jeudi 13 Octobre 2011. Le numérique y est mis au service d’une science précieuse au XXIème siècle : la médecine.

Papier de Kelly Samuel, monitrice étudiante à l’Infothèque Isic d’après l’article  :

Des avatars sur le divan, Pascale KRÉMER, Le Monde Le Magazine (oct 2011)

Culturewok – un nouveau moteur de recherche sensitif

Et si l’on cherchait autrement ? 

Culturewok


La recherche d’objets culturels, en librairie, en bibliothèque/médiathèque ou en ligne est subordonnée  à des connaissances préalables. Il s’agit souvent de connaître l’auteur ou le titre, voire l’éditeur, tout  au moins le sujet.

Comment faire lorsque l’on ne sait pas vraiment ce que l’on cherche, lorsque l’on ne maîtrise pas le sujet ?
Comment faire,  à l’inverse, lorsque l’on a lu tous les livres par exemple, et que l’on ne sait plus où se tourner pour trouver quelque chose de nouveau, d’inattendu ?

Le Culturewok est un moteur de recherche d’un nouveau type qui permet de répondre à ces questions.

Une approche ludique et sensitive

Il n’est pas fondé sur les capacités et les connaissances, mais joue sur les sens, le désir, le plaisir, la surprise.

C’est un outil ludique et très simple, que tout le monde peut utiliser : il suffit de déplacer des curseurs pour trouver, selon l’humeur du jour, des œuvres plus ou moins drôles, dépaysantes, émouvantes, par exemple.

Une telle approche permet de découvrir des livres, de la musique, des films auxquels  nous n’aurions jamais pensé, de se laisser surprendre par de nouvelles propositions en fonction des combinaisons de critères choisis.
Les usagers peuvent à leur tour devenir acteurs et participer à l’évaluation  et proposer leur propre combinaison de critères pour tel ou tel ouvrage, rédiger des commentaires.

Une approche horizontale et démocratique

L’évaluation n’est plus le seul domaine de la critique chevronnée : elle est le fait de tous, libraires, éditeurs,  bibliothécaire, lecteurs, critiques réunis. Tout le monde peut proposer une évaluation et chaque ouvrage s’enrichit des impressions des uns et des autres, des échanges suscités.

Cette nouvelle façon de chercher offre un accès à la culture moins élitiste, enrichit et diversifie l’offre, permet de sortir des sentiers battus et des prescriptions critiques, intensifie le dialogue entre professionnels et usagers.

Éditeurs et libraires, bibliothécaires, labels et disquaires, producteurs et distributeurs sont ainsi mieux à même de comprendre les attentes des lecteurs, d’une façon plus fine et plus riche que par le biais de sondages aux questions préformatées Ils peuvent donner leur chance à des ouvrages peu connus et proposer l’ensemble de leur fonds ou de leur catalogue à l’appréciation des usagers.

Le culturewok propose également aux éditeurs et aux libraires, aux bibliothécaires, labels et disquaires, producteurs et distributeurs, de créer un wok personnalisé. Ils bénéficient ainsi de la puissance et de la richesse de l’outil collectif tout en pouvant disposer d’une interface propre et proposer des informations particulières.

Alors, venez découvrir!                                              Culturewok

Le réalisateur bordelais Jean-Claude Cheyssial

Après avoir étudié le cinéma et la vidéo, il travaille à l’Archéoptérix de Toulouse aux cotés d’Armand Gatti.
Depuis une vingtaine d’années, parallèlement à son travail de réalisateur et de producteur, il participe activement à plusieurs formations universitaires, notamment à l’UFR Isic.

Alors que son film Mort en exil sort sur les écrans, le réalisateur bordelais Jean-Claude Cheyssial, dont les documentaires explorent le patrimoine et les traditions de populations du monde entier,  a accordé un long entretien aux les élèves du lycée Sud Medoc.  L’occasion de revenir sur ses attaches très fortes avec l’Afrique.

 

D’où vous vient l’envie de faire du cinéma?
Il y a 20 ans, j’ai fait un IUT de « Carrière sociale » où il y avait de nombreuses options, dont deux dans le cinéma. Cela m’a permis de découvrir le cinéma. Nous devions réaliser un film en 16 millimètres, mais c’est surtout à partir d’une passion que tout a commencé : celle d’un professeur pour le septième art. À l’époque il n’y avait pas d’école de cinéma, j’ai donc fait plusieurs stages.

Pourquoi vous êtes-vous orienté vers le documentaire plutôt que vers le cinéma de fiction ?
Je pense que ma formation sociale m’a fait aimer le contact avec les gens, connaître leur vie. Grâce à mon métier, j’ai pu rencontrer des gens de tous les environs, autant en Afrique qu’en Amazonie. Je trouve cela fantastique d’utiliser le documentaire pour faire des rencontres, raconter des histoires, et les faire partager.

Quels sont les conseils que vous donneriez en temps que réalisateur et enseignant?
Quand j’enseigne à l’Université, je répète toujours aux étudiants que l’on peut apprendre les bases techniques du cinéma. Mais ce qui ne s’apprend pas, c’est la manière dont on met en place, en tout cas dans le documentaire, une relation privilégiée avec les gens qui seront filmés bien avant de placer la caméra. Il faut des rapports affectifs, pour obtenir des confidences. Cela peut prendre beaucoup de temps. Pour Mechti, dernier combat, cela nous a pris presque neuf mois. On allait voir Mechti régulièrement dans sa petite chambre, sans caméra, pour pouvoir engager une relation de confiance. Ensuite seulement, nous pouvions commencer à filmer. Dès que le tournage commence, alors, c’est la cerise sur le gâteau. C’est tout le plaisir.

Quel est le tournage qui vous a le plus marqué?
Tous les tournages sont marquants, on a beau tout prévoir, il y a toujours des imprévus. De plus, en général, il n’y a pas beaucoup de moyens. Un réalisateur rêve toujours de trouver un producteur qui va lui permettre de faire le film tel qu’il le veut, mais en fin de compte, ce n’est jamais vrai. Je pense que le tournage qui m’a le plus marqué est celui que j’ai réalisé avec Mohammed Mechti, dans le premier film Mechti le dernier combat. Cela m’a pris cinq années de ma vie, et ça me manque. Le personnage était charismatique : j’ai rencontré un vieux monsieur qui pourrait être mon grand-père, qui m’a révélé un problème politique important. C’est enfin, le Maroc que j’ai découvert grâce à ce personnage.

Création du DVD « Mechti, le dernier combat » avec quatre bonus inédit.
À la suite du film « Indigènes », la loi de finance pour 2007, prévoyant la revalorisation des pensions
d’invalidité et des retraites du combattant a exclu de ce dispositif les pensions militaires de retraite
pour les anciens combattants des ex colonies françaises ayant accompli les plus longs services au sein
de l’armée.
En effet, en 2008, cinquante ans après le début du processus de décolonisation, les anciens
combattants « indigènes » ayant servi plus de quinze années au sein de l’armée française perçoivent
toujours une pension très inférieure à celle de leurs compagnons d’arme français.
Mechti fait partie de ceux-là…Il vit toujours dans un foyer Sonacotra en attendant en vain la
revalorisation de ses droits.
Le 22 octobre 2007, soixante recours ont été déposés auprès du Tribunal Administratif de Bordeaux
afin de faire cesser cette discrimination contraire à l’article 14 de la Convention Européenne des Droits
de l’Homme.
Le film documentaire « Mechti, le dernier combat » est sorti en novembre 2005, juste avant Indigènes
et a touché un public important. A Bordeaux, un collectif axé sur la décristallisation des pensions s’est
créé autour de juristes et d’associations sensibles comme la Ligue des Droits de l’Homme, la Cimade,
l’Institut de Défense des Etrangers.
La juriste Mouna Najy Lecucq est, avec le réalisateur Jean-Claude Cheyssial, à l’origine de la création
de ce collectif.
Le 8 Octobre 2008, le Tribunal Administratif de Bordeaux a rendu un jugement imposant au
gouvernement français l’égalité des pensions entre français et marocains.

Mort en exil, son dernier film sorti dans les salles début novembre

Le réalisateur y montre les derniers jours de Mohamed Mechti, un ancien combattant marocain qui s’est battu pour la France, de Monte Cassino aux guerres d’indépendance, et contraint de finir sa vie en exil à Bordeaux. Il était l’un des « indigènes » dont Rachid Bouchareb conte l’histoire dans le film du même nom. Au début du film, on découvre le vieil homme achetant un manteau, premier achat avec une pension décristallisée, c’est-à-dire alignée sur celles de ses compagnons d’armes français.

La mort du nonagénaire en janvier 2010, un mois après avoir touché sa retraite, a failli mettre un terme au tournage, mais le réalisateur a choisi de poursuivre son film en suivant Fatiha El Ayadi, une jeune Bordelaise. Devenue amie et « petite fille de coeur » de Mohamed Mechti, elle a été à la rencontre de sa famille au Maroc, dans la région de Meknès. La jeune femme, professeur d’histoire dans un collège, milite pour que ces anciens soldats de l’armée française retrouvent leurs droits et « intègrent les livres d’histoire ». Elle avait rencontré M. Mechti, après avoir vu le premier film de Jean-Claude Cheyssial, « Mechti le dernier combat » (2005), qui présentait l’injustice faite à ces hommes.

Sources